INSÉCURITÉ : Comment retrouver une ville apaisée ?

Meyzieu est une ville de plus de 35000 habitants située en périphérie d’une Métropole de plus 1,3 millions d’habitants.

Les majolanes et majolans, dans les différents moments de leur quotidien, se trouvent régulièrement confrontés à des situations qui perturbent de façon plus ou moins grave leur vie et celle de leurs proches :

  • Des agressions physiques, heureusement rares, et des agressions verbales plus fréquentes
  • Des cambriolages et des vols en augmentation
  • De nombreuses dégradations dans l’espace public : incendies de poubelles et de voitures, casses…
  • Des comportements dangereux sur la route, y compris en 2 roues, allant jusqu’à des « rodéos » dans certaines zones
  • Incivilités diverses et variées : de voisinage (nuisances sonores, usage des espaces collectifs…), dans les transports et aux arrêts TCL, etc.

Ces situations renvoient pour certaines à des délits qui appellent des sanctions pénales et pour d’autres à des actions de prévention et médiation. Au niveau municipal que pouvons-nous proposer aux habitants dans ce contexte ?

Police nationale et police municipale : deux acteurs primordiaux et complémentaires

Il revient bien entendu à l’État de donner les moyens humains et matériels nécessaires à la police nationale et à son commissariat pour assurer leurs missions prioritaires :

  • lutter contre la criminalité et la délinquance
  • assurer la protection des personnes et des biens
  • assurer l’accueil des victimes dans de bonnes conditions

Quant à la police municipale, il s’agit avant tout une police de proximité. Elle travaille bien entendu en étroit partenariat avec les policiers nationaux mais elle doit rester au plus près de la vie quotidienne des habitants. Bien qu’elle doive réprimer certains délits, routiers par exemple, elle doit en priorité être au côté des majolanes et majolans par une attitude adaptée et une présence sur le terrain au quotidien.

Pour prévenir les conflits et les délits, les liens de confiance doivent se renforcer ou se tisser entre la police municipale et l’ensemble des habitants des quartiers pour mener à bien les actions de médiation et prévention. Dans ce cadre, la ville doit s’assurer qu’elle dispose des moyens techniques mais surtout humains nécessaires pour mener à bien ces missions, ce qui n’est actuellement pas le cas à Meyzieu.

Tous et toutes acteurs de la ville sereine et apaisée

Le rôle de la police nationale et de la police municipale est donc primordial. Mais, dans un climat d’insécurité sociale et climatique grandissant, les forces de police ne peuvent suffire.

Il y a, en effet, un autre type de sécurité dont on parle beaucoup moins souvent : celle que procure une société harmonieuse, apaisée socialement, dans laquelle l’État Républicain garantit à tous l’accès aux soins, à l’éducation, à l’emploi, aux loisirs puis à la retraite et à une fin de vie digne. Une société ne peut pas se sentir en sécurité si elle n’a pas une situation sociale sereine et un avenir désirable.

La commune est le premier échelon démocratique mais également le premier échelon des communautés de vie. A ce titre, elle dispose de nombreux moyens pour promouvoir des relations humaines et riches entre tous les habitants :

Notre plan d’action pour une ville apaisée
  • Rapprocher la police municipale des habitants en redéfinissant ses priorités (protection, prévention, médiation, répression si nécessaire) et en privilégiant les moyens humains aux moyens techniques
  • Soutenir les associations sportives, culturelles, et de vie de quartier et impliquer les habitants grâce à un budget participatif
  • Favoriser les liens intergénérationnels et interculturels
  • Soutenir les commerces, les services et les emplois de proximité et mettre en oeuvre, dans les futurs projets d’aménagement, un urbanisme humain, démocratique et solidaire
  • Rester toujours à l’écoute des habitants et leur donner les moyens de réaliser des projets pour leur quartier
  • Apporter à tous les jeunes un espace de vie épanouissant, une éducation de qualité et un emploi qui a du sens : créer une « Maison des jeunes » et demander la création d’un centre d’apprentissage des métiers du numérique et de l’artisanat
  • Mettre les écoles, les collèges et le futur lycée au cœur de la vie des quartiers par des projets éducatifs, sportifs et culturels
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