Comment préserver les espaces naturels et agricoles de la commune ?

Sur le territoire communal de Meyzieu, les espaces construits dits « artificialisés » sont en forte augmentation depuis plusieurs décennies. L’étalement urbain se poursuit à grande vitesse et des espaces verts continuent d’être grignotés près des habitations alors que nous en manquons de plus en plus.

Pourtant, la ville contient de nombreux espaces tel que le parc du Fort, les zones agricoles au Sud et à l’Est ainsi qu’une partie importante du Grand Parc. Il est absolument nécessaire que la municipalité les protège et s’engage pour préserver la biodiversité qu’ils abritent.

Des zones végétales en voie de disparition
Les espaces agricoles autour de Meyzieu (en surbrillance vert et jaune)

La plaine de l’Est-Lyonnais possède des espaces plats disponibles où, depuis des décennies, le Grand Lyon installe les infrastructures de l’agglomération (aéroport, rocade et autres voies autoroutières, Grand Stade…). Promoteurs immobiliers et élus en place construisent à tout va pour absorber la croissance démographique de la métropole. Si on observe les cartes dans le temps, on constate que la grande ville dévore nos zones agricoles. Seul au nord entre canal et Rhône, un espace naturel et agricole a survécu parce qu’inondable. À l’Est et au Sud quelques hectares voués à l’agriculture intensive n’ont pas été encore grignotés.

Que proposons-nous pour préserver voire reconquérir les espaces agricoles de notre ville ?
  • Faire un état des lieux, en concertation avec les agriculteurs de tout type (de l’intensif au bio), pour mettre à plat leurs problématiques.
  • Lister les ressources foncières existantes en lien avec les organismes agricoles afin de favoriser le développement de cultures maraichères bio et l’installation de jeunes producteurs : la municipalité dispose, avec la cuisine centrale, d’un outil puissant pour réorienter une partie de la filière, et la recherche de partenariats avec les communes voisines peut donner plus de force au projet afin de favoriser une production signifiante en circuits courts (Meyzieu devrait pouvoir agir particulièrement sur sa zone nord).
  • Développer dans les établissements scolaires – en partenariat avec les enseignants, les parents, les services municipaux concernés, les producteurs et fournisseurs – une éducation à de bons comportements alimentaires, une éducation au goût, un accès pour tous à des produits de qualité du point de vue nutritif et écologique. Cela conduirait une partie importante de la population à s’interroger sur nos modèles alimentaires et à agir pour les faire évoluer.
Mettre les habitants au cœur de la résilience et de la préservation de la biodiversité

Dans les années 1980, c’est paradoxalement parmi les villes les plus pauvres de France (Grande Synthe et Loos-en-Gohelle notamment) qu’ont émergées le plus de politiques et d’innovations sociales en faveur de la biodiversité, de l’autonomie alimentaire, de la lutte contre le réchauffement climatique et contre la précarité. Mais il n’y a rien d’étonnant à cela : ces combats vont tous dans le même sens.

Grande Synthe et Loos-en-Gohelle sont aujourd’hui devenues des références et ont un temps d’avance considérable par rapport aux communes française. Dans l’Est-Lyonnais, des initiatives tel que les jardins partagés, Alter Conso, Croc’ethic et Les Pot’Iront nous montrent la voie vers une alimentation solidaire, locale, respectueuse des producteurs et visant un impact positif sur les écosystèmes dont nous dépendons.

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